4- PS MAUPASSANT Récit court Expression écrite Exemples de copies

1ère partie du sujet Description

« Elle était grande et maigre, et froide, la Vieille Sauvage, et ses traits durs ne faisaient qu’accentuer son air inquiétant. Ses yeux étaient bleu pâle, assez petits et enfoncés dans des orbites profondes. Ses joues creuses, aux pommettes saillantes et ses traits marqués disaient la fatigue et les années de labeur. Son nez était long et fin, avec l’arête droite et les ailes pincées. Ses vêtements la couvraient de haut en bas : son fichu recouvrait entièrement son crâne de vieille femme aux cheveux rares. Sa cape longue et noire et le fusil qu’elle portait dans son dos lui donnait un air impitoyable. On aurait dit la mort en personne marchant dans le froid glacé de l’hiver… mais ce n’était qu’une pauvre femme solitaire. » (d’après JW 4C)

 

 

2e partie (Rose-orange-jaune) Récit suite de texte

« … Elle restait là debout, immobile, tenant entre ses doigts le morceau de papier… la lettre qui représentait la fin de sa raison d’être dans ce monde. La Mère Sauvage était tellement triste, tellement accablée que ses larmes ne coulaient pas. Elle aurait voulu hurler sa peine, mais sa voix était trop faible, sans force, brisée.

Elle s’assit sur un des bancs usés et, la tête inclinée, repensa aux nombreuses prières qu’elle avait faites pour que son fils reste en vie. Désormais elle n’avait plus rien, plus d’amour à donner pour personne…

Le lendemain, après une nuit agitée, la Mère se leva péniblement et pénétra dans la cuisine où les quatre Prussiens, ignorant son malheur, déjeunaient goulûment. S’ils avaient su, s’ils avaient pu partager sa tristesse…

La Mère Sauvage avait toujours eu une préférence pour le plus jeune des soldats, qui lui rappelait son fils. Oh ! pas pour son physique bien différent, mais pour ses manières réservées mais affectueuses.

Elle attendit donc que les trois autres soldats se soient éloignés pour pouvoir se confier au plus jeune.
« Je ne pourrai pas manger ce que vous avez préparé, dit-elle. »

Le Prussien, surpris, lui demanda : « Eh pourquoi donc, Mère ?

– Parce que j’ai appris hier, par une lettre, que mon fils Victor a été tué au combat. Là-bas, dans le Nord, il a été tué par un boulet de canon… Pourquoi lui ? Pourquoi moi ? Mon mari, puis mon fils… La mort. La mort encore. La mort pour moi… Les gens pensent que je suis sans coeur et sans âme, mais ma vie a été si dure… si seule… Même les gens du village m’en veulent pour le braconnage que faisait mon mari… »

Le jeune Prussien, bien triste, répondit : « Votre bauvre fils est mort… Vous souffrez.

– Oui, je voudrais mourir maintenant pour rejoindre mon fils. »

Le Prussien essaya de la rassurer, mais ne sut que dire ;  alors il partit rejoindre les autres, et laissa la Mère seule.

 

Après un long moment de silence, la Mère dit : « Seigneur, ce monde n’est plus pour moi, je veux rejoindre les miens… Pardonnez mon geste… »

Elle s’approcha de son arme appuyée contre un mur, s’en saisit et la pointa vers sa poitrine…

Les soldats la trouvèrent étendue, morte.

La guerre finie, les soldats repartirent chez eux.
Mais la mort qui avait frappée cette chaumière s’abattit alors sur ses pierres et en fit en quelques années une ruine…

« Quand la mort frappe les pauvres gens, elle détruit tout jusqu’au souvenir de leur existence. »

(D’après LR 4D)

 

2e partie sujet Bleu-vert-jaune récit d’apèrs image (et contes de Maupassant)

« En 1882, il y avait dans le petit village de Caux, un vieux fermier nommé Victor Schnaffs, qui vivait là avec sa bonne, Rose, et son chien, Boulette. Il gardait dans son écurie un vieux cheval blanc qui s’appelait Coco, et que le vieil homme continuait à nourrir car ils avaient partagé avec lui de nombreuses années de labeur. Il souhaitait à la bête aux poils blancs une paisible retraite dans sa ferme auprès de lui.

Mais ce fermier avait placé toutes ses économies dans l’achat de bons pour la construction de chemins de fer et cette société fit faillite. Il se retrouva donc ruiné du jour au lendemain. Il dut vendre sa ferme, et se résolut à habiter dans une toute petite dépendance avec sa bonne, qui restait là pour finir aussi ses vieux jours, et son chien. Mais les dettes n’étaient pas encore toutes payées. Il aurait fallu vendre le bon cheval, ce que le vieil homme refusait, ne voulant pas que l’animal soit remis à l’équarrisseur.

Il réussit à vivre, dans la plus grande pauvreté, quelques semaines. Mais les autorités vinrent un jour toquer à sa porte pour réclamer les sommes dues. Ces hommes dirent : « Victor Schnaffs, si demain vous ne nous remettez pas votre cheval, vous serez emprisonné pour dettes.

– Je vous en prie, donnez-moi encore un jour de réflexion, répondit le vieillard. »

Les hommes repartirent.
Cette nuit-là, Victor se rendit dans l’étable, armé d’un fusil de chasse. Des hennissements retentirent, une détonation, des cris qui réveillèrent la bonne, affolée.

Victor, debout devant son cheval mort, le regard un peu fou, lui dit : « Rose, ces gens-là n’auront pas mon cheval. Faites-en un ragoût pour mon dernier repas d’homme libre »

Rose obtempéra, dans le dégout et l’horreur.

Et quand le lendemain, les financiers revinrent pour saisir les pauvres biens du fermier, ils trouvèrent un homme mort. »

D’après MM 4C

monsieurminet.jpg

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.