4- PS MAUPASSANT Récit court Les Contes de la Bécasse (1882) CONCLUSION de la période séquentielle

PS MAUPASSANT Les Contes de la Bécasse (1883) « Puis les loups l’avaient dévorée... »  


Thématique, genre
Narratif : le récit court, la nouvelle

Problématique

Comment dramatiser un récit en usant de la durée et de l’ordre des événements racontés ?

Dans cette période séquentielle, nous avons approfondi le portrait en précisant sa place dans le récit :

– les portraits (Saint-Antoine, Zidore) ou notations descriptives (La Folle, les Prussiens) peuvent jouer un rôle de pause descriptive, qui arrête un temps le déroulement du récit.
Cette pause, en même temps qu’elle informe, ou explique, suscite une tension qui fait attendre / souhaiter le commencement des péripéties.

Nous avons aussi revu le schéma narratif et l’importance de la cohérence dans l’enchaînement des péripéties, et dans le rapport entre événement perturbateur et événement de résolution : il faut que la résolution résolve le problème causé par la perturbation, sinon le récit n’est pas clos.

– Nous avons découvert : les sommaires pour accélérer le récit, et les ellipses pour accélérer également, mais aussi pour susciter de l’intérêt sur ce qui s’est passé pendant le laps de temps sans récit. (la Folle)
Le sommaire peut constituer aussi une accélération avant la fin du récit pour la dramatiser : la chute.

– Les scènes montrent le déroulement des actions et des dialogues comme « en direct » (une scène de théâtre), ce sont les moments essentiels du récit.

– Nous avons découvert l’intérêt du récit encadré par un « cadre » : un autre niveau d’énonciation qui donne de la crédibilité au récit, le rend plus vraisemblable, authentique… Ce cadre est également décalé dans le temps, ce qui fait de ces récits courts des récits rétrospectifs.

– Nous avons revu les temps dans le récit (passé simple et imparfait : actions vues comme achevées, ou successives // actions en cours de déroulement ou description ou habitude).

Donc nous pouvons conclure que l’ordre des événements narrés, tout comme la durée de la narration de chaque épisode influent grandement sur les tensions (le « suspense ») que l’on peut susciter dans la lecture d’un texte, en créant des attentes, des manques, des décalages… et qu’en utilisant ces connaissances, on peut produire soi-même un récit plus dynamique et élaboré.

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