Lycée- HIDA « Perles rares » Scènes de genre du Siècle d’or aux Pays-Bas LEXIQUE Pratiques artistiques

Oeuvres d’art des Provinces-Unies au XVIIe s. et commerce avec les comptoirs coloniaux.

 Séance 1 La scène de genre Comment caractériser la « scène de genre » ? Quels sont les éléments à prendre en compte pour caractériser un genre ?

PETIT LEXIQUE CULTUREL POUR CARACTÉRISER LES ŒUVRES PICTURALES

« Une peinture vit dans son environnement, dans son contexte... »Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin

Académie(s)
« Nom inspiré du jardin où Platon enseignait la philosophie. « La première Académie d’art fut l’Accademia del Designo fondée en 1562 à Florence par G. Vasari, [sous Cosme de Médicis]. Appelée à remplacer les guildes, elle avait pour mission de dispenser un enseignement artistique. Sa création répondait à une transformation dans le statut social des artistes. Alors que les guildes réunissaient artisans, maîtres et apprentis, l’Accademia regroupait des hommes ayant déjà un prestige mondain, vivant dans l’ambiance littéraire et scientifique de la cour de Cosme de Médicis. »
[« D’autres académies furent créées sur ce modèle, notamment l’Academia degli Incamminati en 1585-18-586 par les Carrache à Bologne, et l’Accademia di San Luca, fondée à Rome en 1593, sous la présidence de Zuccari. Celle-ci avait pour objectif l’enseignement théorique de la peinture. Vers 1620, elle avait acquis, grâce au patronage du pape, un contrôle presque total sur l’octroi des commandes. Ceux qui ne lui appartenaient pas, notamment de nombreux flamands établis à Rome, souffrirent à cet égard d’une véritable discrimination. Leurs sujets « de genre » n’étaient pas considérés comme suffisamment sérieux. »]
« En France, un désir analogue de promotion sociale et de renouveau esthétique amena, en 1648, la fondation d’une Académie royale de peinture et de sculpture, animée par Le Brun, Juste d’Egmont et les frères Testelin. Malgré la protection de Mazarin, elle dut lutter contre l’ancienne maîtrise des peintres et sculpteurs […]. Installée au Louvre, où la Galerie d’Apollon présentait au public les « morceaux de réception », l’Académie organisa en 1667 le premier « salon de peinture ».
« Son enseignement se superposait à celui des ateliers d’artistes établis où les jeunes faisaient leur apprentissage. »
L’étudiant copiait d’abord des gravures de parties de corps humain, puis des gravures de corps entiers, puis des copies de plâtres et enfin de tableaux, « pour lesquels il avait le droit pour la première fois d’utiliser des couleurs ».
« Vers la fin du XVIIIe s. il y avait environ cent académies d’art dans diverses villes européennes. »
« Parallèlement à l’Académie du Louvre, Colbert établit en 1666 une Académie de France à Rome où les jeunes artistes, ayant gagné certains prix, pouvaient aller se perfectionner au contact des chefs-d’oeuvre antiques ou italiens. »
Suppression de l’Académie royale en 1793 (David). 1795, fondation d’une Académie des Beaux-Arts, qui fut incapable des ‘ouvrir au romantisme, et aux courants qui suivirent. Article « Académie » Dictionnaire Robert de la peinture (1975, Robert MAILLARD, Dir.)

Peinture de chevalet
« Déjà connue à Pompéi, elle correspond au développement [moderne] de la bourgeoisie, s’adaptant à une clientèle qui s’étend et réclame des formats compatibles avec ses intérieurs. Lorsque Poussin avait été invité à s’établir à Paris, par un émissaire du roi, il lui fut expressément confirmé qu’il n’aurait à pas peindre « en plafonds, ni en voûtes ». Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin

Support : bois
« Les peintures exécutées sur bois se caractérisent par leur aspect parfaitelent lisse. Les planches, jointes entre elles par des chevilles de bois (on s’abstient d’utiliser du métal qui rouillerait) sont polies, puis couvertes d’un enduit imperméable à l’eau (gesso). Le pigment est posé sur un enduit à la détrempe, avec un liant constitué par de la colle ou de la gomme ; ou a tempera, avec de l’oeuf, une émulsion ou un vernis. Dans les deux cas, il est impossible de superposer les couches, ni de pratiquer des empâtements : une peinture de bois réalisée dans ces conditions se caractérise par une couche picturale visiblement mince et uniforme. La surface est généralement mate, sauf si le peintre a utilisé de l’huile avec de l’oeuf (tempera dite « grasse » ou un vernis). » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012
Les frères Van Eyck, tout en continuant à peindre sur bois, « dans les années 1430 en Flandres, ont non pas inventé mais perfectionné l’usage d’un agglutinant fait d’une huile capable de sécher rapidement. Leur procédé a ouvert des possibilités considérables. Agglomérée avec de l’huile, mais aussi diluée avec une essence volatile ou un résineux, le peinture telle que l’utilisent les Van Eyck permet de peindre des détails minuscules que la compacité de la pâte, jusqu’alors, interdisait de figurer : ainsi des silhouettes dans le miroir du Portrait des époux Arnolfini. » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012

Thème / sujet
« Le portrait, le nu, le paysage ou l’histoire sont autant des thèmes que des genres. Chaque artiste possède son répertoire thématique. Il ya [par exemple] toute une thématique symbolique dans le Portrait des époux Arnolfini : sabots de bois, chien griffon, bougie unique brûlant dans un candélabre, qui exprime la tendresse, la fidélité et la présence divine. » Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin

REMBRANDT La Sainte Famille ou Le Ménage du menuisier 1640 34 x 41 cm

REMBRANDT La Sainte Famille ou Le Ménage du menuisier, 1640, 34×41, Musée du Louvre

Titre ; Importance du titre
« On voit au Louvre un tableau de Rembrandt (ou de son école », pour lequel la tradition nous a transmis deux titres : « La Sainte Famille » ou bien « Le Ménage du menuisier« . On y voit dans une pièce mal éclairée, une femme en train d’allaiter son enfant sous le regard attentif d’une autre femme plus âgée (la grand-mère ?) ; un peu de côté un homme travaille le bois. Pouvons-nous rester indifférents au titre du tableau ? Nous voyons bien la même chose mais, selon que nous options pour l’un ou l’autre, nous interpréterons indifféremment, c’est-à-dire que nous convoquerons, à partir de notre mémoire, des connaissances de types différent : celles qui ont trait à l’histoire rapportée par les Évangiles, dans le premier cas ; celles qui concernent la vie familiale, les métiers manuels dans l’autre. Il s’agit là d’une peinture historique, ici, d’une peinture de genre. » T. TODOROV Eloge du quotidien : Essai sur la peinture hollandaise du XVIIe s. Points, 2009.
[Autre exemple avec Betsabée de jan Steen] « La différence n’est plus ici dans le thème proprement dit mais dans le contrat implicite qui, à travers le tableau, relie peintre et spectateur. Le peintre ne nous donne pas seulement à voir ; il nous incite à regarder, et à interpréter de telle façon plutôt que de telle autre. […] Trois modes d’interprétation marquent les extrémités d’un territoire – dont le centre serait occupé par le littéralisme pur. A un bout, on trouve l’interprétation allégorique : l’image est alors la figuration codée d’une abstraction. Cette femme que nous voyons n’est pas du tout une femme, c’est Mélancolie, et cet autre est Justice, cette troisième, Vérité. Le tableau de Dou « Le Hachis d’oignon« , par exemple est rempli d’objets qui évoquent pour le spectateur contemporain la sexualité : les oignons eux-mêmes, l’oiseau suspendu, la cage vide, l’aiguière renversée, le pilon et le mortier. A une autre extrémité, l’interprétation historique : on se réfère alors à une histoire qui préexiste au tableau, dans la religion chrétienne ou dans la mythologie grecque, dans l’histoire des peuples ou dans l’oeuvre des poètes. C’est une histoire unique qu’il est indispensable de connaître sous peine de se méprendre sur le sens du tableau, tel que le voulait son auteur ; ce sens naît de l’interprétation que fait le peintre d’un sujet d’avance connu du spectateur. Enfin, troisième sommet du triangle : une interprétation « typique » ou générique : cette jeune fille qui hache les oignons illustre une certaine activité. La préparation de la nourriture et, par là, une vertu domestique : le regard que lui adresse le jeune garçon exemplifie l’attrait qu’éprouvent pour les jeunes femmes les représentants de l’autre sexe. […] Pour accéder à ce sens-là, on n’a besoin d’aucune connaissance particulière : il suffit d’une familiarité avec les gestes quotidiens et communs. Par rapport à l’interprétation historique, l’interprétation générique se définit négativement, elle implique l’absence de toute allusion à une histoire particulière […]. De même, les êtres peints dans les tableaux historiques ont chacun un nom, qu’on devine et que désigne le titre du tableau, alors que, dans le « genre », on peint des êtres anonymes. C’est ce que FROMENTIN, dans « Les Maîtres d’autrefois », appelait « l’absence totale de sujet » dans la peinture hollandaise : il voulait dire par là que les tableaux n’avaient plus besoin de titre. » T. TODOROV Eloge du quotidien : Essai sur la peinture hollandaise du XVIIe s. Points, 2009.

Hiérarchie des genres
La hiérarchie des genres avait été proposée en 1667 par André Félibien dans une préface des Conférences de l’Académie : « Celui qui fait parfaitement des paysages est au-dessus d’un autre qui ne fait que des fruits, des fleurs ou des coquilles. Celui qui peint des animaux vivants est plus estimable que ceux qui ne représentent que des choses mortes et sans mouvement ; et comme la figure de l’homme est le plus parfait ouvrage de Dieu sur la Terre, il est certain aussi que celui qui se rend l’imitateur de Dieu en peignant des figures humaines, est beaucoup plus excellent que tous les autres … un Peintre qui ne fait que des portraits, n’a pas encore cette haute perfection de l’Art, et ne peut prétendre à l’honneur que reçoivent les plus savants. Il faut pour cela passer d’une seule figure à la représentation de plusieurs ensemble ; il faut traiter l’histoire et la fable ; il faut représenter de grandes actions comme les historiens, ou des sujets agréables comme les Poètes ; et montant encore plus haut, il faut par des compositions allégoriques, savoir couvrir sous le voile de la fable les vertus des grands hommes, et les mystères les plus relevés. » — Félibien 1668 Article « Hiérarchie des genres » Wikipédia, consultation Décembre 2016.

Peinture d’histoire
La peinture d’histoire, ou peinture historique, est un genre pictural qui s’inspire de scènes issues de l’histoire chrétienne, de l’histoire antique (Mésopotamienne, Égyptienne, Grecque, Romaine, …), de la mythologie ou d’événements historiques récents.
En 1667, elle a été considérée par André FELIBIEN (historiographe, architecte et théoricien du classicisme français) comme le genre majeur de la peinture dans la hiérarchie des genres mais cette « primeur » s’est atténuée, à la fin du XVIIIe siècle et au cours du XIXe siècle avec « l’essoufflement du classicisme », au profit d’autres genres tels que le portrait, les scènes de genre et le paysage.
Elle consiste en la représentation de sujets religieux, mythologiques, historiques, allégoriques ou issus de la littérature et sous-tend une interprétation de la vie ou exprime un message moral ou intellectuel. Article « Peinture d’histoire » Wikipédia, Consultation Décembre 2016.
Dans les Provinces Unies au XVIIe s.
Les grandes compositions représentant des scènes historiques ou bibliques sont produites moins fréquemment que dans les autres pays car il n y a pas de marché pour l’art d’église et peu de grandes résidences aristocratiques à décorer.
De plus, la population protestante des grandes villes a été exposée à des utilisations particulièrement hypocrites d ALLÉGORIES maniéristes dans le cadre de la propagande peu fructueuse faite par les Habsbourg pendant la guerre de Quatre-Vingts Ans, ce qui a provoqué en réaction une méfiance envers les rhétoriques visuelles grandioses et un attrait pour le RÉALISME. Plus que dans les autres genres, les peintres d’histoire néerlandais continuent à être influencés par la PEINTURE ITALIENNE. Des impressions et des copies de chefs-d’œuvre italiens circulent et inspirent certains arrangements de composition. La maîtrise néerlandaise croissante de rendre la lumière provient de styles originaires d’Italie, et notamment celui du Caravage. Certains peintres néerlandais ont également voyagé en Italie, bien que de façon moins fréquente que leurs contemporains flamands. Wikipédia Article « Âge d’or de la peinture néerlandaise », consultation décembre 2015.

Portrait
« Au sein de la hiérarchie des genres, le portrait occupe une place ambiguë. Parce que son sujet est l’homme, créature à l’image de Dieu, il devrait occuper dans l’échelle de dignité des peintures la deuxième place après les tableaux d’histoire qui magnifient la grandeur morale de l’homme. Cependant la célébration d’individus qui, hors du cercle de famille et au-delà d’une durée éphémères, ne sont plus connus de quiconque, heurte le sens moral des critiques qui ne voient dans ce genre qu’une glorification de la vanité personnelle. Ces réticences n’empêchent pas la pratique du portrait de connaître un formidable développement. » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012
Dans les Provinces Unies au XVIIe s.
Le portrait est un genre florissant dans les Provinces-Unies du XVIIe siècle, en raison de la présence d’une classe marchande importante qui est encline à passer des commandes de portraits.
Rembrandt connaît sa période de plus grand succès financier en tant que jeune portraitiste d’Amsterdam, mais comme d’autres artistes, trouve ces commandes de portraits par des bourgeois de plus en plus fastidieuses. Les portraits néerlandais évitent la rhétorique excessive et fanfaronne du courant baroque aristocratique qui sévit dans le reste de l’Europe du XVIIe siècle. L’habillement sombre des sujets et le sentiment CALVINISTE que l’inclusion de possessions ou de terres à l’arrière-plan serait un péché de vanité conduit à une indéniable similitude de beaucoup de portraits néerlandais réalisés durant cette période, en dépit de leurs qualités techniques. Les portraits postérieurs de REMBRANDT se distinguent par leur force de caractérisation ainsi que, parfois, un élément narratif.
L’autre grand portraitiste de l’âge d’or est Frans HALS, dont le travail au pinceau et la capacité à peindre des sujets assis paraissant détendus et souriants ajoute de l’intérêt à ses modèles les moins prometteurs.
À la fin du siècle, une mode lancée en Angleterre par Antoine VAN DYCK dans les années 1630 consiste à peindre les modèles dans une tenue semi-fantaisiste, connue sous le nom de tenue « pittoresque » ou « romaine ». Les aristocrates et les membres d’une milice se permettent plus de libertés, posant dans des tenues plus claires et de façon plus démonstrative que les bourgeois, les affiliations religieuses affectant également probablement beaucoup de compositions. Vers la fin du siècle, les valeurs aristocratiques se répandent parmi la bourgeoisie et les poses deviennent plus décontractées.
PORTRAITS DE GROUPES Les portraits de groupe, invention en grande partie néerlandaise, sont populaires parmi le grand nombre d’associations civiques qui constituent une part importante de la vie sociale de l’époque, telles que les officiers d’une milice citoyenne, ou les administrateurs et les régents de guildes ou d’associations charitables.
Les groupes sont souvent assis autour d’une table, tous les sujets regardant en direction du peintre. Une grande attention est portée aux détails des tenues ainsi qu’à l’ameublement et aux autres signes de la position sociale des sujets représentés. Plus tard, les portraits de groupe deviennent plus vivants et les tenues se font plus colorées. Wikipédia Article « Âge d’or de la peinture néerlandaise », consultation décembre 2015.

Tronie
Le tronie, mot néerlandais du XVIIe siècle signifiant « visage », est un genre distinctif de la peinture de l’âge d’or de la peinture néerlandaise et de la peinture baroque flamande. Il combine des éléments du portrait, de la peinture d’histoire et de la scène de genre et représente généralement une partie d’un personnage seul pour laquelle l’artiste s’est employé à représenter une expression faciale exagérée, un état d’esprit peu habituel ou un personnage dans des vêtements exotiques. L’identité des modèles n’est pas supposée être importante mais ils peuvent représenter un personnage historique ou être dans une tenue antique. Frans HALS, Jan Lievens et REMBRANDT, dont beaucoup de ses autoportraits sont également des tronies, notamment ses eaux-fortes, comptent parmi ceux qui ont développé ce genre. Trois peintures de Johannes Vermeer, La Jeune Fille à la perle, Portrait d’une jeune femme et La Fille au chapeau rouge, sont également considérés comme des tronies. Wikipédia, Article « Tronie », consultation décembre 2015

Paysage
Le paysage comme genre autonome apparaît très progressivement à partir du XVIe siècle. Dès la fin du Moyen Age, les artistes avaient commencé à multiplier les éléments naturalistes pour donner à leurs sujets un décor conforme à la nature. […] Examiner dans les oeuvres exécutées entre le XIIIe et le XVe siècle, la façon dont les peintres se sont [ainsi] progressivement rapprochés de la nature est riche d’enseignements. […] Mais une réticence vis-à-vis du paysage demeure : ces aperçus de la nature, longtemps, servent de décor aux oeuvres au lieu d’en constituer leur motif. C’est à Venise que naît réellement le paysage, […] la peinture offre dès la fin du XVe siècle et le commencement du XVIe des vues admirables de la lagune et de l’arrière-pays, la « terre ferme » rurale. […] Le paysage comme genre autonome semble avoir pris son essor dans le nord plutôt que dans le sud de l’Europe. Dans les régions germaniques, […] puis les Flamands, à la suite de Joachim Patinir dans le premier quart du XVIe siècle peignent des vastes horizons et ne négligent ni les rochers, ni les montagnes. […] Au XVIIe siècle, la pratique du paysage reste très différenciée selon les régions. En Hollande, les tableaux qui cultivent ce genre pour lui-même deviennent de plus en plus nombreux. » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012, pp. 46-47.
Dans les Provinces Unies au XVIIe s.
Le paysage est considéré au XVIIe siècle comme un genre majeur, les paysages flamands du siècle précédent servant de référence, bien que n’étant pas particulièrement réalistes car souvent peints en atelier d’après la propre imagination de l’artiste et utilisant une vue semi-aérienne dans la lignée des paysages de Joachim PATINIER, et Pieter BRUEGHEL l’Ancien.
Les paysagistes néerlandais développent un style de paysage plus réaliste, vu depuis le sol et se fondant souvent sur des dessins réalisés en extérieur, avec des lignes d’horizon basses qui permettent de mettre l’accent sur d’impressionnantes formations nuageuses projetant une lumière particulière. Parmi les sujets récurrents, on peut citer des dunes côtières, des rivières bordées de grandes prairies où paît le bétail, avec souvent une ville à l’arrière-plan, et des paysages hivernaux avec des canaux gelés. La mer est également un sujet très présent car les Provinces-Unies en dépendent pour commercer, et luttent à la fois contre elle, pour gagner de nouvelles terres, et sur elle, contre d’autres nations.
À partir des années 1650 débute une « phase classique », qui conserve l’aspect atmosphérique mais donne lieu à des compositions plus expressives avec des contrastes de lumières et de couleurs beaucoup plus forts. Ces compositions représentent souvent un arbre isolé, un moulin ou une tour. L’artiste dominant de cette période est Jacob van RUISDAEL, qui produit une grande quantité d’œuvres variées en utilisant tous les sujets typiquement néerlandais, et notamment des paysages sombres et dramatiques comprenant des forêts de pins, des torrents tumultueux et des chutes d’eau.
INFLUENCE ITALIE Les paysages romantiques à l’italienne, se situant généralement dans des régions plus montagneuses que celles que l’on trouve aux Pays-Bas, avec une lumière et quelquefois des ruines ou des personnages méditerranéens, est un autre type de paysages réalisés durant les phases tonale et classique. Jan BOTH, qui a voyagé à Rome et a travaillé avec Claude Gellée, dit le Lorrain, contribue à développer ce sous-genre et influence le travail de plusieurs paysagistes, comme Albert CUYP, qui ne sont quant à eux jamais allés en Italie.
Les paysages incluant des ANIMAUX au premier plan constituent un sous-genre bien distinct qui est notamment représenté par Paulus POTTER, Albert CUYP, Karel DUJARDIN, Philips WOUWERMAN, ce dernier étant spécialisé dans la peinture de chevaux et de cavaliers. La vache, symbole de prospérité pour les Néerlandais, est, en dehors du cheval, de loin l’animal le plus représenté dans la peinture de l’âge d’or, alors que les chèvres sont représentées dans les paysages à l’italienne.Wikipédia Article « Âge d’or de la peinture néerlandaise », consultation décembre 2015.

Pieter SAENREDAM Huile sur bois, 58,1 × 50,8 cm. Kimbell Art Museum, Fort Worth, Texas.

Pieter SAENREDAM Huile sur bois, 58,1 × 50,8 cm. Kimbell Art Museum, Fort Worth, Texas.

Vue de villes
La compréhension du rendu approprié de la perspective se développe et la méthode est alors appliquée avec enthousiasme. Quelques artistes se spécialisent dans les intérieurs d’églises, notamment Pieter Jansz SAENREDAM ; Gerrit BERCKHEYDE se spécialise quant à lui dans les vues de rues principales, places et édifices publics principaux des villes.

 

Les marines

Un nombre important de marines comportent également une partie terrestre, généralement une plage ou un port, ou l’estuaire d’un fleuve. D’autres artistes se spécialisent dans les scènes de rivières, depuis les petits tableaux de Salomon Van Ruysdael, avec de petits bateaux et des rivages de roseaux, jusqu’aux grands paysages italiens d’Albert Cuyp, où le soleil se couche ou se lève au-dessus d’une rivière. Le genre partage beaucoup de caractéristiques communes avec le paysage, beaucoup de paysagistes ayant également peints des scènes de plages ou de rivières, et tous deux se sont développés ensemble avec la retranscription du ciel. Wikipédia Article « Âge d’or de la peinture néerlandaise », consultation décembre 2015.

Védutisme
Ce style de paysage urbains est apparu dans la peinture flamande en Europe du Nord, où des artistes tels que Paul Bril peignent des vedute dès le XVIe siècle. Au XVIIe siècle, les peintres néerlandais font de leur spécialité des vues détaillées et précises de villes reconnaissables ce qui flatte la fierté des riches hollandais, la Vue de Delft de Vermeer (1660-1661) étant un exemple. La Hollande a ainsi pu influencer les premiers védutistes vénitiens par l’intermédiaire des bambochades, petits tableaux de genre, décrivant des saynètes dans un décor urbain, connus par les précurseurs du védutisme.
Le terme apparaît dans l’histoire de l’art au XVIIIe siècle chez des peintres italiens. Canaletto et Francesco Guardi sont les peintres les plus représentatifs du genre. Ils s’aidaient d’un dispositif optique : la chambre noire (camera obscura), placée à l’intérieur de la scène d’un tableau pour préparer leurs cadrages ouvrant la perception optique de la réalité sur un paysage naturel ou suburbain. Ces peintures sont réalisées avec précision et réalisme de détails, et sont en général de grand format.
Venise est considérée comme la capitale des peintres védutistes (vedutisti) au XVIIIe siècle, même si la représentation réaliste des paysages est la spécialité des peintres flamands. La « Vue de Delft » de Vermeer reste l’une des vedute les plus célèbres. Wikipédia, article « Védutisme », consultation Décembre 2015

Scène de genre
« Comme la peinture d’histoire, la peinture de genre, ou scène de genre, met en scène des hommes et des femmes et raconte leur histoire. Mais elle aborde des sujets quotidiens, scènes de rue ou d’intimité inspirées des moeurs contemporaines, et qui prêtent souvent à rire. La peinture de genre, qui reçoit cette dénomination au XVIIIe siècle, par défaut puisqu’elle ne traite ni de l’histoire au sens noble du mot, ni de l’allégorie, ni du paysage et pas plus de la nature morte, est « un genre bas », une peinture que les critiques jugent bonne seulement à amuser le bourgeois. » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012
« Les premières scènes de genre apparaissent dans les écoles du Nord, plus portées que celles du Sud à examiner le réel et à le reproduire sans chercher à l’idéaliser. Au XVe siècle ces représentations ont souvent traits à l’argent (visions féroces de changeurs, de percepteurs d’impôts) ; au XVIe siècle, les « joyeuses compagnies », autrement dit les beuveries, bordels […], scènes de marché, préparation de la nourriture […] offrent tout un répertoire d’images. »
« Peintures destinées à distraire ou, quelquefois, consacrées à une instruction qui passe par le divertissement. »
Les scènes de genre ont en commun avec la peinture d’histoire d’exprimer les émotions des personnages (parfois de façon outrée), en utilisant un langage des passions / langage gestuel, et d’inventer des costumes, d’installer une scène dans un décor. Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012
Les personnages sont représentés à mi-corps ou en pied, ils sont situés dans un cadre, parfois assez nombreux. Les dimensions des oeuvres peuvent être relativement grandes. L’oeuvre a une volonté didactique. A la différence du portrait qui désigne un ou des êtres individuels.
Dans les Provinces Unies au XVIIe s.
Beaucoup de ces œuvres sont réalisées dans le but d’illustrer des proverbes néerlandais et de transmettre des messages MORALISATEURS dont la signification, même si certains sont suffisamment clairs, peut désormais avoir besoin d’être déchiffrée par des spécialistes en histoire de l’art. Certains artistes prennent également PLAISIR à dépeindre des scènes d’intérieur désordonnées ou des scènes de lupanars tout en fournissant une interprétation morale, les tableaux de Jan Steen, qui était également aubergiste, en sont de bons exemples. Wikipédia Article « Âge d’or de la peinture néerlandaise », consultation décembre 2015.

Bambochade
Peinture représentant des scènes grotesques et champêtres. Provient du peintre hollandais Pieter Van Laer (1599-1642) que l’on surnommait à Rome Il bamboccio – le gros poupard – à cause de son embonpoint, et qui peignait avec succès des scènes de rue burlesques. Un certain nombre d’artistes de son entourage , qu’on appela les Bamboccianti, se lancèrent alors dans ce genre nouveau. Le mouvement gagna Naples, puis les Flandres et Paris. Van Ostade, Browwer ont réalisé ce genre de scènes truculentes, souvent villageoises, comme les « tabagies » de Teniers. Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin

David TENIERS Tabagie dit L'homme au chapeau blanc 48x69 Vers 1644-1645

David TENIERS Tabagie dit L’homme au chapeau blanc 48×69 Vers 1644-1645 Musée Fabre

Nature morte
Une nature morte est un ensemble d’éléments inanimés (fruits, fleurs, vases, etc.) ou de cadavres (gibier, poissons), puis, par métonymie, une œuvre (en peinture ou en photographie, etc.) représentant une nature morte. Le terme n’apparaît qu’à la fin du XVIIe siècle. Jusque-là, seule l’expression « cose naturali » (choses naturelles) avait été utilisée par Giorgio Vasari pour désigner les motifs peints de Giovanni da Udine. En Flandre, vers 1650, apparaît le mot stilleven pour des « pièces de fruits, fleurs, poissons » ou « pièces de repas servis », ensuite adopté par les Allemands (« Stilleben ») et par les Anglais (« still-life »), qui se traduirait par « vie silencieuse ou vie immobile ». En Espagne, l’expression relative aux natures mortes est « bodegón » qui dérive du terme bodega – lieu de rangement alimentaire – suivi d’un augmentatif. Par extension, il désigne l’antichambre de cave de tavernes modestes et les natures mortes composées de récipients et d’aliments dans ce type de pièce. Le terme « nature morte » fait son apparition en France au XVIIIe siècle. Diderot, dans ses Salons, parle de « natures inanimées ». (Article « Nature morte » Wikipédia, consultation Décembre 2016)

Fijnschilders
Fijnschilders, parfois traduit en français par peintres précieux, est le terme qui désigne les artistes peintres hollandais qui, entre 1630 et 1710, s’efforcèrent de représenter la réalité avec un réalisme minutieux. Les peintres de l’École de Leyde sont renommés pour leurs peintures de genre? de petit format, qui représentent des scènes de la vie quotidienne réalisées avec un riche travail de finition. Parmi eux, les plus célèbres sont Gérard DOU, Gabriel METSU, Frans VAN MIEIRIS de Oudere. Wikipédia, Article « Fijnschilders », consultation Décembre 2015.

Symbole
Un symbole : Terme concret plus ou moins stéréotypé et collectif qui renvoie à une signification plus générale et plus profonde. « Vienne la nuit sonne l’heure » Apollinaire ; la nuit = la mort ; relation constante de l’imaginaire
Composantes :
– une double lecture est possible, le niveau concret possède une certaine autonomie (ici, nuit)
– sa motivation : rapports sémantiques étroits entre symboles et signification profonde. Ces rapports peuvent être métaphoriques (nuit-mort) ou métonymiques (justice-robe)
– sa polyvalence il peut évoluer et s’enrichir (la nuit = l’ignorance chez Hugo) ce qui n’est pas le cas des symboles archétypiques qui sont figés.
Fonctions : par ses repères concrets, c’est un emblème linguistique / pictural qui matérialise des notions difficilement exprimables.

Allégorie
Une allégorie (du grec : ἄλλον / állon, « autre chose », et ἀγορεύειν / agoreúein, « parler en public ») est une forme de représentation indirecte qui emploie une chose (une personne, un être animé ou inanimé, une action) comme signe d’une autre chose, cette dernière étant souvent une idée abstraite ou une notion morale difficile à représenter directement.
Une représentation imagée ou un développement textuel concret met en scène un terme abstrait, une pensée. Elle peut être implicite (signification abstraite sous entendue) ou explicite (nommée).
Il y a trois différences entre symbole et allégorie : un mot contre un développement ; plusieurs sens contre un sens ; un sens collectif contre une figure de pensée dans une communication particulière.

Emblème Facsimile Cesare RIPA Iconologia
Les livres d’emblèmes sont des livres illustrés de gravures qui sont publiés en Europe aux XVIe et XVIIe siècles.
Les livres d’emblèmes, profanes ou religieux, connaissent un succès retentissant à travers l’Europe. André ALCIAT est l’auteur des épigrammes du premier livre d’emblèmes et le plus populaire aussi : Emblemata, publié par Heinrich Steyner en 1531 à Augsbourg. Les Emblemata répondent à l’engouement pour les images énigmatiques lancé par deux ouvrages célèbres, qui sont pour leur époque d’immenses succès de librairie : tout d’abord le Hypnerotomachia Poliphili, ou Songe de Poliphile, attribué à Francesco COLONNA (1467, imprimé en 1499), et deuxièmement les Hieroglyphica d’Horapollon, dont la traduction grecque est publiée en 1505 à Venise par ALDE l’Ancien puis rapidement rééditée et traduite en latin.
En ce qui concerne les textes, ils sont issus d’un genre littéraire populaire, les répertoires de maximes, d’aphorismes ou d’adages, tels que les Adages de l’humaniste ERASME, maintes fois réédités. Ces anthologies de citations des sages antiques, ou de proverbes moraux, permettent d’émailler les textes (et les conversations) de citations savantes.
Une image (pictura, icon, imago, symbolon), en général une gravure sur bois ou sur métal forme le « corps » de l’emblème et joue un rôle mnémotechnique.
Cesare Ripa, Iconologia (1593)
Théodore de Bèze, Icônes (1580) (Wikipédia Article « Livre d’emblèmes », consultation Décembre 2015)

Didactique
« L’un des enjeux de la compréhension de la peinture de genre est d’évaluer dans quelle mesure, elle assume un simple rôle de distraction ou si, au contraire, elle recèle une vérité morale ou socaile » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012
« Dans la première moitié du XVIIe siècle, […]la tradition des peintures de taverne, qu’on commence à désigner sous le nom de bambochades, se transforme chez le lorrain Georges de La Tour en paraboles sur le sort des enfants imprudents […]. A la même époque, dans les années 1630-1640, Les frères Le Nain renouvellent, eux, les « paysanneries. […] Dans la Hollande du XVIIe siècle, la scène de genre connaît la même évolution. Si des peintres comme Jan Steen, Gerrit Dou, Gabriel Metsu… continuent à peindre des bouffonneries où ils mettent en scène des charlatans – vendeurs ambulants ou médecins incompétents-, des compagnies dissolues, des fêtes paysannes où les convives pissent, ou des salles de classe où de mauvais élèves se font fesser, un peintre comme Vermeer de Delft consacre sa vie entière à célébrer dans des tableaux « de genre » d’où le récit est entièrement banni, les mystères discrets de la vie domestique, dans des demeures immaculées où des jeunes femmes rêveuses et parfaitement mises procèdent en gestes lents à des rites quotidiens, qui prennent un caractère sacré. » Lire la peinture, dans l’intimité des oeuvres N. LANEYRIE-DAGEN, Larousse, 2012, p. 52

Variété des genres
Dans les Provinces Unies au XVIIe s.

Un signe distinctif de cette période est la prolifération de divers genres picturaux, la majorité des artistes se spécialisant dans un genre en particulier. La plupart des œuvres néerlandaises de cette période se situent dans le prolongement de la tradition réaliste héritée de l’art primitif flamand.
L’un des traits marquants de cette période, comparée à la période précédente, est le faible nombre de peintures religieuses. En effet, le calvinisme néerlandais interdit les peintures religieuses dans les églises et, bien que les sujets bibliques soient tolérés au sein des édifices privés, très peu sont réalisés. Les autres genres traditionnels que sont la peinture d’histoire et le portrait sont présents, mais l’âge d’or néerlandais est surtout remarquable pour sa très grande variété dans les autres genres.
Wikipédia Article « Âge d’or de la peinture néerlandaise », consultation Décembre 2015

Arts libéraux
Les sept arts libéraux désignent toute la matière de l’enseignement des écoles de l’Antiquité, mais également du Moyen Âge. Ils ont notamment été transmis par Alcuin, précepteur de Charlemagne, et sont à l’origine de la réforme scolaire de celui-ci, durant la période dite de la Renaissance carolingienne.
Les arts libéraux se divisent en deux degrés : le Trivium et le Quadrivium. Le Trivium (mot qui signifie les trois chemins en latin) concerne le « pouvoir de la langue » et se divise en grammaire, dialectique et rhétorique. Le Quadrivium (les quatre chemins du second degré) se rapporte au « pouvoir des nombres » et se compose de l’arithmétique, de la musique, de la géométrie et de l’astronomie. (Wikpédia Article « Arts libéraux », Consultation Décembre 2015)

Arts mécaniques
Les arts mécaniques (latin artes mechanicæ) sont un ensemble de disciplines techniques enseignées dans l’Antiquité et au Moyen Âge. Les clercs du Moyen Âge définissent ces « arts », par analogie avec les sept arts libéraux, et les distinguent de la même façon en sept branches.
« Les sept arts mécaniques comprennent : la fabrication de la laine, l’armement, la navigation, l’agriculture, la chasse, la médecine et le théâtre. Parmi ceux-ci trois sont externes à la nature, puisqu’ils protègent celle-ci des préjudices, tandis que quatre sont internes, afin qu’elle se nourrisse, alimentée et entretenue. » (Wikipédia, Article « Arts mécaniques », Consultation décembre 2015) Il existe d’autres classifications.

Atelier
À l’origine l’atelier (l’astelier) est un lieu où l’on travaille le bois. Il devient le lieu de création de l’artisanat et des beaux-arts. Il désigne également le groupe de personnes qui travaillent sous la direction d’un maître.
Maîtrise d’atelier : en dehors du domaine artistique, il est rare qu’un membre de la hiérarchie soit dénommé « maître. » Il est généralement appelé « chef d’atelier ». Ses adjoints sont cependant des « contremaîtres ».
« Espace où l’artiste élabore et fabrique son oeuvre. Une gravure du XVIe siècle imagine l’atelier des frères Van Eyck… On y livre du bois de chauffe, un ASSISTANT passe des poudres à la meule, qu’un autre mélange à lui de lin, tandis qu’un troisième dispose des couleurs sur la palette. Des APPRENTIS s’attellent à un sujet religieux, pendant qu’un autre DISCIPLE exécute le portrait d’une femme. » Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin
Assistant : qui aide un artiste en permanence ou occasionnellement. « Rubens était entouré d’assistants. [« De très nombreux artistes d’aujourd’hui délèguent à leurs assistants la fabrication de leurs oeuvres. »] Les Mots de la peinture Alain (Georges) Leduc, 2002, Belin
Disciple : qui reçoit un enseignement « En 1503, Hans Baldung entre dans l’atelier de Dürer dont il devient vite l’élève préféré. Anselm Kiefer est un disciple de Joseph Beuys. » Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin


La guilde de Saint-Luc de Delft est créée tardivement, et elle connaît un essor bref mais important au XVIIe siècle sous l’influence de Vermeer. [Johannes Vermeer, Pieter de Hooch, Carel Fabritius] ; Guilde de Haarlem : Frans Hals, Adriaen van Ostade, Jacob van Ruisdael] ; Guilde de Leyde [Jan Steen]; guilde d’Utrecht [ Dirck Van Baburen, Abraham Bloemaert, Gerrit Van Honthorst]

Dans les Provinces Unies au XVIIe s.
Guilde / corporation

Une guilde désignait au Moyen Âge (XIe-XIVe siècle) une association ou coopération de personnes pratiquant une activité commune, généralement des marchands, qui, s’étant dotés de règles et de privilèges spécifiques, demandaient protection aux autorités d’une ville ou d’un État. De nos jours, ce terme, quelque peu désuet, désigne une association privée ayant un but précis.
Ce mot provient du vieux norrois gildi signifiant « coopération » ou « assemblée » ou « troupe » (autour d’un repas ou d’une trinquerie, beuverie) et par extension, accord, entente, de personnes entre elles. (Wikipédia, Article « Guilde », consultation, décembre 2015.)
Guilde de Saint-Luc
Une guilde de Saint-Luc ou gilde de saint Luc (aussi appelées corporation, confrérie ou compagnie de Saint-Luc) est une organisation corporative strictement réglementée de peintres, de graveurs, de sculpteurs et d’imprimeurs de la Renaissance, active depuis le XIVe siècle en Italie (Florence), dans les Pays-Bas (Bruges, Anvers, Utrecht, Delft ou Leyde), les pays rhénans et la France. Ces guildes prennent ce nom en référence à saint Luc l’évangéliste, le saint patron des peintres. Dans certaines villes, comme à Anvers, un très grand nombre de métiers artistiques y sont représentés, tandis qu’à d’autres endroits comme Bruxelles, elles réunissent uniquement les peintres. Les autres métiers artistiques se retrouvent alors au sein d’autres confréries, sous la protection d’autres saints patrons.
Wikipédia, Article « Guilde de Saint-Luc« , consultation Décembre 2015.

Jan de BRAY Les dirigeants de la Guilde de Saint-Luc en 1675. Rijksmuseum, Amsterdam

Jan de BRAY Les dirigeants de la Guilde de Saint-Luc en 1675. Rijksmuseum, Amsterdam

La plupart des peintres suivent la tradition médiévale d’apprentissage auprès d’un MAÎTRE. Les ATELIERS sont plus petits qu’en Flandre et en Italie, avec seulement un ou deux apprentis étudiant à la fois, leur nombre étant souvent restreint par les règlements des guildes. L’agitation régnant durant les premières années d’existence des Provinces-Unies, avec un nombre important d’artistes venant des Pays-Bas espagnols et la perte de marchés traditionnels tels qu’un travail pour la cour ou pour l’église, conduit à la résurgence de guildes artistiques, souvent appelées guildes de Saint-Luc. Dans bien des cas, celles-ci impliquent des artistes se dégageant eux-mêmes de groupements médiévaux où ils partageaient une guilde avec plusieurs autres commerces.

Plus tard dans le siècle, il devient évident à de nombreux artistes que la vieille idée d’une guilde contrôlant à la fois la formation et les ventes ne fonctionne plus, et les guildes sont peu à peu remplacées par des ACADEMIES qui se focalisent sur la formation de nouveaux artistes.
À l’exception des portraits, la plupart des peintures néerlandaises sont réalisées sans COMMANDE SPECIFIQUE, ce qui était alors la norme dans les autres pays, le marché de l’art néerlandais étant un précurseur dans ce domaine comme dans nombre d’autres.
Plusieurs VILLES ont des styles et des SUJETS de peintures bien distincts, et Amsterdam est le plus grand centre artistique du pays, en raison de la grande prospérité de la ville.
Les artistes néerlandais sont beaucoup moins préoccupés par la THEORIE artistique que ceux de beaucoup d’autres nations, et sont moins enclins à discuter de leur art. Les milieux intellectuels et le grand public sont également beaucoup moins intéressés par la théorie artistique qu’en Italie à la même époque. (Article Wikipédia Article «  Âge d’or dans les Provinces unies » Consultation décembre 2015.

Marchand d’art Patron / client / clientèle
Patron

1. Terme d’antiquité. Chez les Romains, le maître à l’égard de l’affranchi, le protecteur à l’égard du client.
« Sous les noms séduisants de patrons et de pères Ils [les patriciens de Rome] affectent des rois les démarches altières, VOLT. Brutus, I, 4. »
2. Celui, celle qui sert de protection, d’appui ; celui, celle qui s’intéresse à notre fortune et qui cherche à la pousser. « La cour fit une peur épouvantable à Mme de Montbazon, qu’on savait être la patronne de la Boulaye, RETZ III, 28. » Dictionnaire de la langue française E. LITTRE

Mécène
Caius Cilnius Mæcenas, dont le nom francisé est Mécène (vers 70 av. J.-C., 8 av. J.-C.), est un homme politique romain et un proche de l’empereur Auguste, célèbre pour avoir consacré sa fortune et son influence à promouvoir les arts et les lettres. Virgile, Properce et Horace lui rendirent en hommage ce qu’ils avaient reçu en bienfaits. Il fit ses études en Grèce et vécut à Rome dans la deuxième moitié du Ier siècle avant l’ère chrétienne.
Par mécénat, on entend le fait d’aider et peut être par la suite de promouvoir des arts et des lettres par des commandes ou des aides financières privées, que le mécène soit une personne physique ou une personne morale, comme une entreprise. Dans une acception plus large, il peut s’appliquer également à tout domaine d’intérêt général

Marché de l’art dans les Provinces Unies XVIIe s.
Une énorme quantité d’œuvres d’art est produite durant l’âge d’or, et un grand nombre de peintures sont vendues dans de grandes foires organisées spécialement. Il a été estimé que plus de 1 300 000 peintures ont été réalisées durant la période entre 1640 et 1660. Seulement 1 % de ces toiles existent toujours au début du XXIe siècle et, « seulement 10 % de celles-ci sont de bonne qualité ». L’énorme volume de toiles produites signifie que les prix sont relativement bas, sauf pour les œuvres des artistes les plus connus. Les peintres qui n’ont pas une grande réputation ou ceux qui sont démodés, dont plusieurs tels que Johannes Vermeer, Frans Hals ou Rembrandt dans ces dernières années sont désormais considérés comme faisant partie des plus grands, ont beaucoup de difficultés à vivre de leur art, et meurent dans la pauvreté ; et beaucoup de peintres font un autre travail ou abandonnent l’art afin de subvenir à leurs besoins.
La DIFFUSION des peintures est très large, et un voyageur anglais note en 1640 que « d’ici quelque temps, tous les forgerons, les cordonniers, etc. auront des tableaux sur leur lieu de travail. Telle est l’inclinaison naturelle générale que ce peuple a pour la peinture ». Il y a pour la première fois dans l’histoire beaucoup de MARCHANDS d’art professionnels, et plusieurs d’entre eux, comme Johannes Vermeer et son père, ou Jan Van Goyen et Willem Kalf, sont également des artistes importants. Wikipédia Article « Âge d’or dans les Provinces unies », consultation Décembre 2015.

Salon
(1750 ; du Salon carré du Louvre qui servit dès 1737 de salle d’exposition) Exposition périodique d’œuvres d’artistes vivants (peinture, sculpture, etc.). Le Salon des artistes indépendants. Salon d’automne. — Compte rendu de cette exposition. Les Salons de Diderot, de Baudelaire. Encyclopédie Universelle, Article « Salon » CNTRL, consultation Décembre 2015.
« Les Académiciens [XVIIe siècle, Académie royale de peinture et de sculpture] sont tenus, par les status de l’Académie, d’exposer régulièrement et collectivement leurs oeuvres : il y a va de la gloire du roi et de la France. Ces expositions d’abord irrégulières, vont peu à peu s’ordonner selon un calendrier et un rituel fixes. Dès 1751, elles se tiennent toutes les années impaires dans le Salon carré du Louvre, à partir du 25 août, fête de la Saint-Louis et pour une durée de six semaines. Toute l’exposition tient en une seule pièce, qu’on appelle, au XVIIIe siècle, « sallon » de l’italien « sallone », venu de « salle ». […] Les tableaux sont accrochés bord à bord et du sol au plafond. Aucun cartel n’en explique les sujets, aucun ordre ne préside à l’accrochage, sinon le puzzle le plus astucieux pour faire tenir le plus possible de toiles dans le minimum d’espace. Sur de longues tables rectangulaires sont exposées gravures et sculptures. Très vite, ces expositions gratuites sont un succès et attirent un public considérable où se mêlent les simples badauds et les collectionneurs. Tout Paris se presse, toutes classes sociales confondues, pour admirer les dernières productions des artistes confirmés comme des jeunes talents. » « Les Salons » Stéphane LOJKINE Le Goût de Diderot : Regards croisés sur une exposition, Canopé, 2013

École
Ensemble des disciples d’un maître, ou groupe d’artistes de même tendance, ou encore ensemble des artistes qui constituent l’héritage artistique d’une ville, d’une région ou d’un pays. (Exemple : l’école de Rembrandt, l’école nazaréenne, l’école de Barbizon, l’école bolonaise, l’école anglaise, etc.) Encyclopédie universelle, Article « École », consultation décembre 2015.
« Classification un peu commode, une école artistique se situe toujours à la conjonction d’un espace, enchâssé entre des dates données. » Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin
École flamande
« L’époque de Charles Quint (né en 1500, à Gand) qui grandit à Malines et régné à Bruxelles, fut celle des grandes découvertes, d’une nouvelle vision du monde : Copernic démontre que la tere tourne autour du soleil ; Mercator et Ortelius posent les bases de la cartographie et Vésale, celles de l’anatomie moderne ; Erasme fonde l’humanisme. Anvers est alors surnommée « La Métropole de l’Occident » : y travaillèrent au même moment Rubens, Jordaens et Van Dyck, dans la proximité de l’école hollandaise. » Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin

École Hollandaise
« Une société de marchands et de paysans, stricte, sans doute étouffante, de travailleurs acharnés, dévots et économes, va demander à ses peintres de figurer son univers, un univers cruellement tiraillé entre l’ombre et la lumière, les pulsions du bien et du mal. Vaisselle, verres et couverts agencés sur les précieux tapis, ascétiques et austères églises, batailleuses ligues et truculentes compagnies d’archers furent utilisées par les artistes hollandais comme les arguements d’une lutte à-bras-le-corps entre la réalité tangible et sa représentation qui ne sera pas l’apanage des seuls calvinistes, puisque – fait notoire – Vermeer qui venait du milieu réformé se convertit au catholicisme, alors que la grande majorité de la population de Delft était protestante. » Les Mots de la peinture Alain (Georges) LEDUC, 2002, Belin

École d’UTRECHT L’École caravagesque d’Utrecht est un important groupe d’artistes qui réalisent des peintures d’histoire et de grandes scènes de genre dans un style italianisant, et qui font souvent une grande utilisation du clair-obscur. Utrecht, qui était avant la Révolte des gueux la ville la plus importante du pays, présente alors la caractéristique exceptionnelle de compter une population catholique d’environ 40 % au milieu du siècle, et plus encore parmi les milieux les plus aisés.

Gerard Van Honthorst L'Entremetteuse, 1625 71x104

Gerard Van Honthorst L’Entremetteuse, 1625 71×104

Style

1. (1699) Manière particulière (personnelle ou collective) de traiter la matière et les formes en vue de la réalisation d’une œuvre d’art; ensemble des caractères d’une œuvre qui permettent de la classer avec d’autres dans un ensemble constituant un type esthétique. Le style d’un peintre, d’une école. ? facture, 2. faire, genre, goût, manière, touche. Style d’un tableau, d’une statue. Colonne, chapiteau de style corinthien, dorique. ? ordre. « Toute la pensée d’alors est écrite en effet dans ce sombre style roman » (Hugo). Style Louis XIII, Louis XV, Empire, 1900 (? modern style) , contemporain. Style bistrot, style rustique. Meubles de style anglais. — Les styles en musique. « On dit en France le style de Lully, de Rameau » (Rousseau). Style d’un ballet, d’un film. — Des robes dans le style du Second Empire. ? mode. CNTRL

Encyclopedia Universalis Article STYLE (et problématique du classement, de la catégorisation en « style »)
« Ce peut être le genre, qui s’offre naturellement à une pensée généralisante : le genre est, à l’intérieur d’un art lui-même situé dans une classification, le moyen d’en ordonner les productions. Ainsi distingue-t-on architecture religieuse, civile, militaire; ou encore peinture d’histoire, paysage, portrait, nature morte; ou encore poésie lyrique, dramatique, épique. Le style définit alors la particularité d’un genre: il y a un style de l’élégie et un style de l’épopée. Mais le concept de genre est lui-même indécis: se propose-t-il comme moyen empirique de classement (dans une culture donnée on trouve des temples, des fables, des fresques: des œuvres qui s’inscrivent sous une dénomination et se conforment à un modèle), ou bien comme principe d’une typologie transhistorique (certaines notions fondamentales étant posées – pour la littérature l’action et les personnages; pour la peinture le motif à représenter; pour l’architecture la destination du bâtiment –, on peut en déduire des types, dont certains sont réalisés et d’autres peuvent ne pas l’être)? La théorie des genres, et par conséquent celle des styles, hésite en fait entre ces deux approches. Même lorsque, avec le structuralisme, elle privilégie l’approche déductive, il est nécessaire que le système soit confronté à l’histoire qu’il s’emploie à éclairer. Ou, si l’on préfère, il faut bien que le style propre à un genre se manifeste dans des œuvres où certains traits structurels caractéristiques – par exemple le sérieux de l’action, la dignité des personnages et la noblesse du discours pour la tragédie – soient, comme disent les formalistes russes, en position dominante. » Mikel DUFRENNE, «Style», Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 mars 2016. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/style/

Samuel van HOOGSTRATEN  - Les Pantoufles Huile sur toile, 130 x70, entre 1654 et 1662, musée du Louvre, Paris

Samuel van HOOGSTRATEN – Les Pantoufles Huile sur toile, 130 x70, entre 1654 et 1662, musée du Louvre, Paris

Historien de l’art Dans les Provinces Unies au XVIIe s.
Presque toutes les commandes et les ventes sont privées, et les bourgeois sont moins bien documentés qu’ailleurs. Mais l’art néerlandais est une source de fierté nationale et les biographes majeurs sont une source précieuse d’informations. Parmi eux, Carel VAN MANDER, dont Le Livre des peintres (1604) traite essentiellement du siècle précédent, et Arnold HOUBRAKEN Le Grand Théâtre des artistes et peintres néerlandais (1718–1721). Tous les deux ont suivi l’exemple de Giorgio VASARI : ils sont généralement considérés comme fidèles dans leur relation des faits.
Le maître d’Houbraken, et l’élève de Rembrandt, était Samuel van HOOGSTRATEN dont l’ouvrage Introduction à l’école supérieure de la peinture (1678) est plus critique que biographique et compte parmi les plus importants traités picturaux de cette période. Ces ouvrages exposent beaucoup de lieux communs de la Renaissance et ne reflètent pas entièrement l’art néerlandais de cette époque car ils se concentrent souvent sur la peinture d’histoire. Wikipédia Article « Âge d’or dans les Provinces unies », consultation Décembre 2015.

Neuf muses
Les Muses sont les suivantes :
Clio : la muse de l’histoire, couronnée de laurier et porte une trompette et un Volumen (sorte de papyrus pour l’écriture).
Euterpe : la muse de la musique, joueuse de flûte, couronnée de la fleurs, porte une flûte et parfois un hautbois ou d’autres instruments de musique.
Thalia : la comédie, est couronnée de lierre et tient un masque pour représenter la comédie.
Melpomène : la tragédie, sérieuse, tient un sceptre et un masque de tragédie.
Terpsichore : la poésie lyrique et la danse, couronnée de guirlandes et tient une lyre pour égayer les Dieux Grecs.
Erato : le chant nuptial, porte également une lyre et se couronne de roses et de myrtes.
Polymnie : la pantomime et la rhétorique, a ses cheveux entrelacés de fleurs avec des perles. Elle est enveloppée d’un long voile blanc.
Uranie : l’astronomie et l’astrologie, couronnée d’étoile et tient un globe représentant un astre, et parfois des instruments de mathématiques.
Calliope : la poésie épique, tient un poème épique et parfois une trompette ou des tablettes.
http://www.dieux-grecs.fr/les-neuf-muses.htm

Sept péchés capitaux
– L’orgueil (superbia en latin) : attribution à ses propres mérites de qualités ou de comportements qui sont des dons de Dieu (intelligence, vertus, etc.).
– L’avarice (avaritia en latin) : accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes.
– L’envie (invidia en latin) : la tristesse ressentie face à la possession par autrui d’un bien, et la volonté de se l’approprier par tout moyen et à tout prix (à ne pas confondre avec la Jalousie).
– La colère (ira en latin) : produit des excès en paroles ou en actes : insultes, violences, meurtre.
– La luxure (luxuria en latin) : plaisir sexuel recherché pour lui-même.
– La gourmandise (gula en latin) : ce n’est pas tant la gourmandise au sens moderne qui est blâmable que la gloutonnerie, cette dernière impliquant davantage l’idée de démesure et d’aveuglement que le mot gourmandise. Par ailleurs, on constate que dans d’autres langues ce péché n’est pas désigné par un mot signifiant « gourmandise » (gluttony en anglais, par exemple).
– La paresse, anciennement l’acédie (acedia en latin). Le Catéchisme de l’Église catholique définit l’acédie, terme disparu du langage courant, comme « une forme de dépression due au relâchement de l’ascèse ». Il s’agit en effet de paresse morale. L’acédie, c’est un mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, l’éloignement de la prière, de la pénitence et de la lecture spirituelle. Article « Péchés capitaux » Wikipédia, Consultation Décembre 2016.

Jérôme Bosch, Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines, vers 1450, musée du Prado, Madrid

Jérôme Bosch, Les Sept Péchés capitaux et les Quatre Dernières Étapes humaines, vers 1450, musée du Prado, Madrid

 

 

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