3- Se raconter Un monde en guerre LECTURE 1 CELINE Voyage au bout de la nuit (1932) « On étaient faits, comme des rats »

Lecture découverte

Texte du manuel Belin p.154  CELINE Voyage au bout de la nuit (1932) « On étaient faits, comme des rats »
Lecture comparée entre le texte de CELINE et deux documentaires (courts) de l’INA sur la mobilisation de 1914-1918

Problématique
Quel est le genre (la nature) du texte lu et étudié ? Qu’attend-on de ce genre de textes ?

Objectif
S’exprimer à l’oral
: comparer les documents : texte  / documentaire de l’INA

https://fresques.ina.fr/jalons/export/player/InaEdu04522/360×270

https://fresques.ina.fr/jalons/export/player/InaEdu04522/620×465

Les points communs sont nombreux :
La réaction des hommes suit immédiatement l’ordre de mobilisation. On voit un régiment (de zouaves) défiler. La foule des civils est nombreuse et enthousiaste. Les groupes d’hommes s’engageant sont denses et animés ; les trains en partance pour la caserne sont bondés. Et les engagés très enthousiastes, confiants. On voit également des fleurs et des inscriptions sur les wagons. La pluie est également présente sur certaines scènes.

Mais on peut relever des différences de plusieurs sortes :
– Sur le plan historique, le documentaire fait s’alterner des images montrant des soldats et des hommes s’enrôlant, y compris dans les transports (vers la caserne et vers le front). L’embarquement des chevaux vers le front, ainsi que d’une pièce d’artillerie, est également montré.
– Sur le plan du témoignage individuel, l’impression produite par le documentaire reste impersonnelle et objective (ou en tout cas « positive »).
Alors que le début du roman montre un affrontement politique, un départ sur un coup de tête, par provocation, et surtout une fin négative qui clôt la scène et annonce la suite (anticipation) : la réalité de la guerre.
– Enfin la modalisation des propos est à l’opposé d’un énoncé objectif : tout est vu par la vision d’un narrateur personnage, Ferdinand Bardamu.

Conclusion

Le documentaire tend à l’objectivité dans la répresentation des événements, mais il y a nécessairement un point de vue (entre neutralité et regard positif) du fait du choix des événements et des choix cinématographiques.
Le texte écrit est en narration interne (JE, ON, ME…) et sélectionne délibérement les événements. Même si le texte est informatif, l’opinion du narrateur imprègne la narration : elle modalise son propos « comme des rats », c’est être pris au piège pour être exterminé (parce qu’on est de la vermine…).
Il s’agit d’un roman.

tardi-cetait-la-guerre-de-tranchee

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