3- Histoire des arts Analyse d’une photographie Exposition « I am a man » La lutte pour les droits civiques des noirs américains 1960-1970 Copie d’élève

Suzy

Présentation de l’oeuvre

Le titre de l’oeuvre que j’ai choisie d’analyser dans l’exposition « I am a man » est « Suzy », Suzy était une femme bénévole qui aidait les travailleurs américains. Cette photographie a été prise par Bruce ROBERTS, en 1964, et publiée dans le journal « Look Magazine ».En 1965, un ensemble de photographies de Bruce ROBERTS, ayant trait à la pauvreté ont été exposées, avec d’autres photographies, comme celles de Dorothea LANGE, dans une grande exposition intitulée « Profil de la pauvreté ».

La photo «Suzy» a été exposée au Musée d’art moderne de la ville de New York et dans les musées du monde entier. Des photographies historiques tel que celle de «Suzy» apparaissent dans le livre de Bruce Roberts «Juste hier» : les gens et les lieux de la Caroline du Nord. Ils représentent les gens merveilleux vivant et travaillant en Caroline du Nord dans les années 1950 et 1960.

Description de ce que l’œuvre représente

Contexte géographique

Cette photo a été prise en Caroline du Nord. C’est un état du sud-est des États-Unis, un des anciens états confédérés. Il y a sept autres états comme lui dans le sud des États-Unis, Comme la Floride, le Tennessee, le Mississippi, la Virginie et la Louisiane. Ces états se sont autoproclamés indépendants en 1861, notamment parce qu’ils refusaient d’abolir l’esclavage. quand ils ont perdu la guerre de Sécession ils ont été obligé d’accepter la libération des esclaves. Cependant illusion mis en place des lois ségrégationnistes pour ne pas être obligé de vivre avec la population noire. On peut donc se dire que cela explique en quelque sorte pourquoi c’est surtout dans le sud qu’il y a eu des problèmes raciaux entre blancs et noirs.

Contexte historique

Cette photo a été prise lors de la période de la ségrégation, plus précisément au moment de la lutte pour les droits civiques, lutte pour l’égalité blancs-noirs, aux États-Unis. La ségrégation est un système de racisme institutionnel assumé et légal, c’est en général le fait qu’une personne ou un groupe de personne soit mise à l’écart d’un ensemble. Aux États-Unis, dans les états du Sud, ces lois ont été en vigueur de 1875 à 1964.

La ségrégation fit suite à la guerre de Sécession et à l’abolition de l’esclavage (1865), c’était un compromis permettant aux anciens États esclavagistes d’adopter une législation ouvertement raciste, familièrement surnommée «lois Jim Crow», un nom tiré de Jump Jim Crow, une chanson écrite et interprétée en 1828 par Thomas Dartmouth, alias Daddy Jim Crow, un fantaisiste d’origine britannique qui fit carrière en se moquant des Afro-Américains qu’il caricaturait sur scène en se noircissant le visage, introduisant la mode du blackface et des minstrel shows. Sous l’hypocrite slogan «égaux mais séparés», les lois Jim Crow, instaurées principalement dans le Sud, mais régissant parfois des pratiques officieuses dans le Nord, laisaient des citoyens entièrement à part, soumis à toutes sortes de vexations, écartés de fait du système éducatif, culturel, économique, judiciaire et politique. Toute forme de mixité était proscrite à commencer par les mariages. Le système légal était appuyé par des organisations telles que le Ku Kux Klan qui le renforçaient illégalement, mais en toute impunité, par les lynchages.

Les États-Unis ont connu de nombreuses étapes pour établir l’égalité entre les gens de couleur et les personnes blanches. La vie quotidienne de la population noire américaine était faite d’inégalités et de discriminations dans bien des domaines.

Description

Les personnes présentes sont Suzy, une jeune femme bénévole de peau blanche, assise, et un petit garçon noir, qui est assis sur ses genoux. On a l’impression qu’ils sont en quelque sorte étonnés car ils ouvrent la bouche et ont les yeux «écarquillés» avec une expression d’étonnement. C’est comme s’ils se voyaient pour la première fois, et que celui qu’ils regardaient, avait quelque chose d’inhabituel. Ils sont dans une école rurale. Cette action prouve bien que le mélange entre personnes blanches et personnes de couleurs était possible et que ce n’était pas un crime. Cela montre aussi qu’il n’y a pas de différences en lien avec la couleur de peau et que nous sommes tous des êtres humains identiques, dans un sens.

Analyse de l’image

Cette photo est en noir et blanc. Elle est centrée sur les personnages. Il y a seulement une sorte de chaise sur laquelle est assise la femme. Il y a trois fenêtres derrière eux et c’est la journée car on est ébloui pas la lumière qu’on voit à travers les fenêtres. C’est un plan moyen puisqu’il y a un cadrage resserré sur le sujet et le décor n’est pas très important puisqu’il est coupé et qu’on ne reconnaît pas l’environnement dans lequel on se trouve. La composition est ouverte puisque qu’on ne voit qu’une partie de la pièce mais elle est bien centrée sur le sujet principal. Cela nous incite donc à nous imaginer le décor alentour. Et elle est aussi centripète puisqu’elle nous incite à nous rapprocher du centre. Pour l’angle de vue, c’est un angle naturel de vision puisqu’on est à la hauteur des personnages. C’est un axe horizontal qui ne modifie pas notre vision de l’espace. Il n’y a pas une grande profondeur de champ, on ne voit pas loin à cause de la lumière. C’est une photo lumineuse, la direction d’éclairage est vers les personnages. L’intensité de la lumière ressortant de l’extérieur, est plutôt forte. Mais il y a une grande ombre à droite de la photo, en-dessous d’une des fenêtres. Et du côté de la chaise, derrière la femme, c’est plus sombre. Donc cela crée un fort contraste entre le milieu, le haut et les côtés de la photographie, contraste qui met en valeur les personnages.

14 May 1961, Anniston, Alabama, USA — Passengers of this smoking Greyhound bus, some of the members of the « Freedom Riders, » a group sponsored by the Congress of Racial Equality (CORE), sit on the ground after the bus was set afire 5/14, by a mob of Caucasians who followed the bus from the city. The mob met the bus at the terminal, stoned it & slashed the tires, then followed the bus from town. BPA2# 47. — Image by © Bettmann/CORBIS

Appréciation de l’œuvre

Pour moi l’effet visé est obtenu. Cette photo montre qu’il n’y a aucun problème à avoir une couleur de peau différente. On ne peut pas être exclu de la société par rapport à notre physique ou même à notre façon de penser. Quand Bruce ROBERTS a pris cette photo, il a montré que cette femme et cet enfant pouvaient très bien se côtoyer, qu’il partageait quelque chose de fort. Et que le fait d’aider comme le faisait, Suzy n’était pas un crime, mais un acte d’amour. De mon côté, j’aime beaucoup cette photographie, car ce qu’il en ressort, pour moi, est quelque chose de beau, qui existait donc parmi les militants, à cette époque dure et sans-pitié. Copie de Marie M-Z 3A

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