3- Histoire des arts Agir dans la cité S. EISENSTEIN Le Cuirassé Potemkine (1925) Analyse d’un extrait 1. Le Contexte culturel

Analyse filmique (niveau collège, 3e) Acte IV « L’Escalier d’Odessa »
[Avril 2011 complété et publié 2012]

« L’esprit de la révolution se propageait sur la terre russe. Un processus, mystérieux mais gigantesque, touchait une multitude de coeurs. La personnalité, ayant à peine eu le temps de se reconnaître, se dissolvait dans la masse, et la masse dans l’élan ». Épigraphe de TROTSKY choisie par EISENSTEIN

Présentation de l’oeuvre 

1. Données historiques


Le Cuirassé « Potemkine » (en russe : Броненосец «Потёмкин») est un film soviétique muet réalisé par Sergueï Eisenstein, sorti en 1925. Il traite de la mutinerie du cuirassé Potemkine dans le port d’Odessa en 1905, de l’insurrection et de la répression qui s’ensuivirent dans la ville. 

L’événement, qui a lieu pendant la Révolution russe de 1905 est ici présenté comme précurseur de la révolution d’Octobre (1917) et du point de vue des insurgés. Le 14 juin de la même année s’ensuit la révolte du cuirassée Potemkine. Le cuirassé reproduit, dans le microcosme de son équipage, les clivages de la société russe et ses inégalités. L’une des causes de la mutinerie est la question de la nourriture. Les officiers présentés comme cyniques et cruels contraignent l’équipage à consommer de la viande pourrie, alors qu’eux-mêmes maintiennent un train de vie privilégié parmi l’équipage (scène de la vaisselle « Dieu, donne-moi mon pain quotidien »). (D’après Wikipédia)

Commandé à Eisenstein par les autorités soviétiques pour le 20e anniversaire de la révolution contre le Tsar en 1905, le  Cuirassé Potemkine devient l’un de ses plus fameux chefs-d’oeuvre. Ce film est cependant censuré presque partout à sa sortie : en effet, beaucoup de gouvernants estiment que la révolte du peuple y est rendue avec trop de puissance. En URSS, après avoir été retouché par les autorités, il remporte un immense succès et est utilisé pendant des années comme film de propagande par Staline.

Eisenstein revisite cet événement à la lumière de la Révolution d’Octobre 1917 et en fait un film de propagande, vantant le régime mis en place par Lénine et poursuivi par Staline. L’ancien régime impérial du tasr Nicolas II est présenté comme le pire qu’est connu le peuple soviétique.  (D’après Analyse filmique collège Grands Champs)

2. Choix esthétiques (introduction : voir détail de l’analyse dans les articles suivants)

« Le cinéaste refuse le choix d’acteurs professionnels et prend le parti de ne pas individualiser ses personnages. L’acte révolutionnaire est alors vu comme une geste collective au sein de laquelle l’être n’a qu’un rôle fugitif. La révolte motivée, nous dit Eisenstein, est une affaire de masse soudée dans une même abnégation de soi pour le progrès de tous. Le film fonctionne lui-même comme une entreprise dynamique et unanime. Du (gros) plan à la séquence, toutes les parties du scénario sont mises au service d’un tout – le formalisme esthétique accordé à l’idéologie communiste. Le déni d’individualisation des caractères confère à l’ensemble une énergie quasi instinctive et farouche de la foule. Seuls quelques visages ou regards furieux d’anonymes répondant à la figure de la synecdoque (la partie pour le tout) émergent de temps à autre de la masse en colère.« 

3- Biographie

Quelques dates concernant Serguei EISENSTEIN (1898 – 1948)

En 1918, il s’engage dans l’Armée rouge. Après la guerre civile il réalise des films :

1924 La Grève

1925 Le Cuirassé Potemkine (histoire d’un navire russe dont les marins se sont mutinés en 1905)

1927 Octobre (célébration de la révolution d’Octobre 1917)

1929 La ligne générale (L’Ancien et le nouveau)

(…) : séjours à l’étranger, films inachevés

1939 Alexandre Nevski (prince russe qui lutta, au XIIIe siècle contre les chevaliers teutoniques, d’origine allemande.)

1946  Ivan le Terrible (Tsar du XVIe siècle qui utilisa la terreur pour imposer son autorité.)   

Lire la biographie sur l’encyclopédie Larousse : http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Eisenstein/117794

Mots clés : famille et études ingénieur / Théâtre / importance de la mise en scène / théâtre Kabuki / montage d’attraction / film de « propagande »

Les premières recherches d’Eisenstein portent sur une certaine façon de 
briser par la mise en scène la linéarité traditionnelle du récit théâtral
en juxtaposant des éléments apparemment disparates,

mais qui concourent tous à valoriser une même « idée »
et à en renforcer l’expression.

 Liens pour plus d’information

–  un résumé détaillé de chaque acte

–  Analyse Télédoc 

–  Analyse de L. LAUFER (censure)

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