3- Dénoncer les travers de la société Histoire des arts F. VALLOTTON « Crimes et Châtiments » L’Assiette au beurre (Mars 1902) Contexte culturel

Problématique
Quelle est la cible de cette image satirique ?

F. VALLOTTON « Crimes et Châtiments » VI, 763 L’Assiette au beurre Mars 1902
Salue d’abord, c’est l’auto de la Préfecture.

Contexte Artistique et de publication
Le Journal L’Assiette au beurre
« Dans sa première période, L’Assiette au beurre est une revue innovatrice sur le plan graphique, notamment par le choix d’illustrations en pleine page et la dévolution de numéros entiers à un thème unique, voire à l’œuvre d’un seul artiste. Elle rassemble certains des meilleurs illustrateurs européens à une époque où, par conviction politique, des artistes délaissent l’œuvre unique pour se tourner vers l’imprimé. Tirant parti de la carte blanche qui leur est laissée, ces artistes y critiquent avec une grande liberté de ton le militarisme, le colonialisme, le cléricalisme, le féminisme et les conditions de travail. Proche, à ses débuts, de la sensibilité anarchiste, L’Assiette au beurre n’est cependant pas une revue militante, même si, entre 1905 et 1909, elle s’engage nettement sur le plan politique, notamment contre le colonialisme. Ayant publié près de 10 000 dessins produits par environ 200 dessinateurs, elle constitue un précieux témoignage iconographique sur la Belle Époque. » Wikipédia

« L’Assiette au Beurre est une célèbre revue satirique et libertaire. Elle parait dans sa version originale entre 1901 et 1912. Selon son créateur il s’agit d’un « journal hebdomadaire satirique illustré en couleur qui parlera sous une forme très mordante, très cinglante, des problèmes de la vie sociale actuelle ». Le titre L’Assiette au beurre évoque une époque périlleuse, propice aux gains immérités. Félix Vallotton participe à la revue dès 1901 en illustrant en 23 lithographies en couleurs la suite « Crimes et châtiments ». Ce sont des petits crimes et grands châtiments pour les voleurs de pommes. » (Source)

Contexte Biographique
Félix VALLOTTON, né à Lausanne (Suisse), en 1865 et mort à Paris en 1925, est un peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, critique d’art et romancier français d’origine suisse, naturalisé français en 1900.

F. VALLOTTON La Chambre rouge (1898)

Une vidéo du Grand Palais qui présente l’exposition « Vallotton, le feu sous la glace » avec une jolie explication du tableau ci-dessus La Chambre rouge.

« Félix Vallotton naît à Lausanne d’une famille bourgeoise protestante. À l’Académie Julian (wp), à Paris où il entre à l’âge de 17 ans, il rencontre de nombreux artistes postimpressionnistes, dont les futurs Nabis : il sera parmi eux « le nabi étranger ». Il se fait connaître par ses gravures sur bois et ses illustrations en noir et blanc. Il participe à différents Salons : Salon des artistes français, Salon des indépendants, Salon d’automne.
À partir de 1900, il consacre son temps à la peinture, avec des scènes d’intérieur, aussi bien que des paysages, des nus, des portraits et des natures mortes d’un style très personnel. Il expose à Zurich en 1909 et régulièrement à Paris.

F. VALLOTTON Femme endormie (1899)

Des scènes d’intérieur, la peinture de l’intime.

F. VALLOTTON Marée montante à Houlgate (1913)

Des paysages, dans lesquels se dessinent des silhouettes énigmatiques.

Première Guerre mondiale
Touché par l’horreur de la Première Guerre mondiale, Vallotton y trouve aussi une source d’inspiration. Dès 1916, il publie C’est la guerre !, un album de gravures sur bois. « Ces forces n’ont pas de forme, dit-il, et de couleur encore moins ». La gravure sur bois en noir et blanc traduit ces impressions de monde détruit, tout en favorisant la diffusion des œuvres. En juin 1917, dans le cadre des missions d’artistes aux armées, Vallotton, alors âgé de 52 ans, est envoyé sur le front de l’Est. Il s’approche des premières lignes et visite les tranchées. Sa célèbre toile intitulée Verdun. Tableau de guerre interprété, projections colorées noires, bleues et rouges, terrains dévastés, nuées de gaz., 1917 (Musée de l’Armée (Paris), reste figurative, mais montre surtout des faisceaux colorés qui s’entrecroisent au-dessus de la terre en feu. » Source Vikidia

F. VALLOTON 1915 Paysage de guerre

Une vidéo sur l’exposition de The Royal Academy of Arts (jusqu’au 20 septembre 2019) par la chaîne turque TRT, avec un aperçu des gravures sur Les Intimités (La Revue blanche 1898) ou sur la guerre (C’est la guerre ! 1916).

F. VALLOTTON Série Les Intimités (1898) « Le Mensonge », Lithographie

Prolongement : https://www.liberation.fr/video/2013/12/20/comme-dans-les-films-d-hitchcock-il-y-a-cette-idee-de-suspense_968204

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