4- Individu et société H. de BALZAC Les Chouans (1829) Lexique : termes spécifiques, mots anciens ou régionalismes expliqués

Lexique du roman d’Honoré de Balzac Les Chouans dans l’édition classiques abrégés de l’école des loisirs.

Chouannerie (1793)

page 10 Bonnet phrygien : c’est un bonnet, un des symboles de la République française, généralement rouge, et supportant une cocarde tricolore, imiter des esclaves affranchis, libérés, de l’Empire romain. Un bissac : un sac séparé au milieu et ouvert aux deux extrémités qui forment donc un double sac.
Page 11 proscrit : interdit. Des chapelets : collier de grains enfilés grâce auquel les personnes qui prient comptent le nombre de prières qu’elles font.
Page 12 une gasconnade : ici une sorte de farce une chose incroyable, donc une loi impossible à appliquer. La Terreur : période de la Convention, qui a organisé la Révolution française, de 1793 à 1794 et qui se caractérise par un grand nombre de personnes guillotinées (dont on a coupé la tête).
Page 14 muscadin : surnom insultant d’abord employé pour signifier un « petit maître » puis donnés aux adversaires de la Révolution (ou supposés tels) : royalistes, conscrits qui ne répondaient pas à l’appel, accapareurs de ressources et « traîtres » qui insultaient par leur faste exubérant la misère publique.

Page 49 cadenettes : Longue tresse qui tombe plus bas que le reste des cheveux. Cheveux en cadenettes. Gibernes : sacs.
Page 50 : ajoncs, genêts arbustes à fleurs jaunes de Bretagne.
Page 51 une scie patriotique : une rengaine, une phrase habituelle . Les deux cotillons : les deux femmes (familier). Les corneilles coiffées : idem, les deux femmes. Cet incroyable : homme suivant une mode extravagante de cette époque du directoire.
Page 52 Avant de prendre le potage, je lui conseille de le sentir : avant de tomber amoureux de cette femme et de devenir son amant, je lui conseille de faire sa connaissance. Les basques : les pans de la veste.
Page 53 un immense camée : Pierre fine que l’on sculpte en relief pour mettre en valeur ses couches diversement colorées . Un regard sardonique : qui révèle une pensée méchante. Les vicissitudes : les aléas et souffrances de la vie. Cauchoise : du pays de Caux, autour de Dieppe.
Page 56 la Sarthe : une rivière près de l’endroit où sont les jeunes femmes.
Page 57 une ci-devant : une noble.


Page 57 Ouvrait le compas : allongeait le pas, il marchait plus vite (?).
Page 63 une vive sagacité : une intelligence qui analyse finalement la réalité. Il (Corentin) refusa galamment le bonheur d’avoir un fils de vingt ans a une femme dont la peau… : Corentin ne croit pas que madame du Gua puisse être la mère du citoyen du Gua Saint-Cyr, il pense au contraire qu’elle est amoureuse du jeune homme. Civisme (ici) : leur identité de citoyen, Corentin pense qu’il s’agit de nobles et peut-être de Chouans.
Page 64 Vous étiez dans le courrier que les brigands ont dévalisé : c’est ce que le gars et Madame du Gua veulent faire croire, qu’effectivement ils ont été dévalisés, volés, alors que ce sont eux qui ont dévalisé. Malle courrier ou malle poste représente une diligence qui transporte des personnes et des biens.
Page 67 : une fille envoyée par Fouché, fille a ici un sens très péjoratif comme prostituée pour séduire le Gars. L’échafaud : dispositif sur lequel on montait la guillotine avec laquelle on décapitait les nobles pendant la Terreur. La magnanimité : la grandeur d’âme, la bonté. Un tuteur : un homme qui pourrait veiller sur moi puisque mes parents sont morts.
Page 69 Le premier consul : Bonaparte. …arrêter l’effet des lois contre les émigrés : faire en sorte que la noblesse puisse revenir des pays, royautés, où elle s’était exilée sans être pourchassée.
Page 73 deux brandebourgs de son spencer : deux attaches, comme des cordons tressés, de sa veste courte.
Page 75 après avoir eu Charette à vos pieds : après avoir été la femme adorée par Charette commandant les Chouans dans la première révolte royaliste,… Le Gars lui reproche ici son manque d’attachement au souvenir de cet homme et sa jalousie vis-à-vis de Marie.
Page 76 son attitude de convention : une attitude fausse, un peu froide.


Page 77 qui se font des rentes avec un lit de plume : qui vont réussir et accumuler de l’argent en ayant couché avec des hommes, en se soumettant donc, en s’avilissant, alors que d’après Merle, Marie va réussir car c’est une femme qui sait réfléchir et agir.
Page 78 godaine : belle et bien habillée.
Page 81 les recteurs : ce sont les prêtres qui dirigent les croyants, leur conduite. Chaque bleu jeté par terre vaut une indulgence : chaque républicain qui sera tué, par un Chouans, fera que celui-là aura plus de chances d’obtenir le paradis. Les râteliers : dans lesquels est la paille pour les animaux. La malle : la diligence.
Page 83 frivole : léger superficiel. Il fut jaloux de faire tomber la réserve qu’on lui opposait : comme Marie est réservée, elle fait attention à ne pas trop laissé paraître ses sentiments cela rend le jeune homme plus amoureux. En badinant : en faisant une conversation avec des allusions amoureuses.
Page 84 cette petites idées de boudoir, dans ces logogriphe de ruelles : dans ces complications de séduction ( Jeu d’esprit qui consiste à former d’autres mots avec les lettres d’un mot. ).
Page 86 l’ex-évêque d’Autun : Talleyrand, ministre des affaires étrangères sous le premier consulat. Je vous abhorre : je vous déteste, je vous ai en horreur. L’horrible muscadin … : C’est de Corentin qu’il s’agit.
Page 87 crédule : mademoiselle de Verneuil est ici car elle a envie de croire le jeune homme. Peu de probité : peu d’honnêteté.
Page 88 chaperons : personnes qui vous gardent et vous surveillent, ici certainement madame du Gua et Francine.
Page 90 fantasmagorie : vie rêvée.
Page 91 l’émigré : le Gars.
Page 93 escarmouche : embuscade, attaque. On a trafiqué de votre tête : on lui a demandé de livrer votre tête, votre vie a été vendue par elle à la République.
Page 95 honteuse de donner la mesure de sa passion : honteuse de révéler combien elle était malheureuse donc combien elle aime déjà le Gars.
Page 96 sa topographie bretonne : son explication des lieux, de la géographie de cette région de la Bretagne.
Page 97 ce sarcasme : cette moquerie, si madame du Gua a eu le jeune homme à 30 ans elle en aurait donc 55 environ, ce qui ne doit pas être du tout le cas. Épigramme : ici remarque moqueuse.


Page 98 postillon : celui qui conduit les chevaux de la diligence.
Page 99 la physionomie funèbre : l’aspect triste qui évoque la mort. P
age 100 : Alençon et Hulot sont-ils déjà si loin ? Mademoiselle de Verneuil fait ici allusion au fait qu’elle a sauvé la vie du jeune noble à l’Auberge des Trois-Maures.
Page 102 truisses : bouquets d’arbres taillés en tétard dans une haie.
Page 105 dans l’embrasure d’une croisée : dans un angle formé par l’enfoncement d’une fenêtre. Sa décence : ces manières éduquées et agréables. Les conspirateurs : ceux qui sont en train de préparer l’attaque des républicains invité à la Vivetière.
Page 106 un air de fatuité : sûr de lui et prétentieux.
Page 107 une réticence : une hésitation, la jeune femme se retient de quelque chose.
Page 109 stratagème : ruse, piège. Timon : pièce de métal à l’avant de la calèche qui permet d’attacher les chevaux.
Page 110 une catau(d) : une servante, une mauvaise fille.
Page 111 Rin : rien ! Faisceaux coniques : comme une forme de botte de paille réalisé par les fusils appuyés les uns contre les autres. Un petit front de bandière : étendard sur lequel figurait les armes d’un seigneur. La pièce de cidre : le tonneau de cidre.
Page 113 un lazzi : une plaisanterie, un jeu de mots.
Page 114 toute une histoire graveleuse : une histoire grossière (qui révèle des secrets liés à la sexualité des gens).
Page 115 le serpenteau : la rumeur qui a voyagé de bouche-à-oreille depuis le nouvel arrivant, un conte, jusqu’au Gars.
Page 117 parricide : vous avez tué votre père en combattant votre patrie ; régicide : vous avez tué votre roi. Qu’il voulut garder pour faire des échanges : faire de merle une sorte d’otage qu’il pourra par la suite échangé contre un royaliste prisonnier. Une fille : une prostituée employé comme espionne.
Page 118 la gorge : les seins. Prostitution : ici, salissure. Sa capote : ici, un chapeau.
Page 120 fille d’opéra, fille de joie : prostituées. Épigramme : pique, remarque vengeresse mais juste, qui soulève donc l’admiration.
Page 121 stupide : ici, accablé.
Page 126 la grande garce : la cheffe, madame du Gua.
Page 127 je l’emporte itou chez : je l’emporte aussi chez moi, comme la calèche. Gausses-tu ? Te moques tu ? Tope : marché conclu. Comme les deux vieillard durent regarder Suzanne dans son bain : allusion à une scène biblique où des vieillards regardent le corps nu d’une jeune et belle femme.
Page 129 aux Bourbons : à la dynastie des rois qui régnait avec Louis XVI.
Page 131 pour le quart d’heure : pour le moment. Page 132 ce chenil : ici cette habitation. 3e partie Un jour sans lendemain Page 138 sarrasins : arabes. Page 140 inexpugnable : que l’on ne peut attaquer, vaincre. Page 141 séculaires : de plusieurs siècles. Page 143 pâtres : bergers. Page 146 nuitamment : de nuit. Page 147 la mitraille : le plomb des balles tirées. Page 149 qui croissent : qui poussent. Page 150 sarrasin : céréale. Fangeux : boueux. Alcaline : Page 164 ébaubi : très étonné

En cours…

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